dimanche 31 janvier 2016

Anneaux à l'érable | Michelle Malrechauffe

Pour un projet appelé «Vendre le Québec», Michelle Malrechauffe nous proposait un emballage de biscuits et un flacon de sirop d’érable pour les accompagner. Les biscuits percés au centre permettent l’intégration du flacon cylindrique contenant le sirop. On suggère de napper les biscuits de sirop et de la savoureuse à l’heure du thé.
For a project called "Selling Quebec," Michelle Malrechauffe designed a package of biscuits and a maple syrup bottle to accompany them. Cookies perforated in the center enable the integration of the cylindrical vial containing the syrup. It is suggested to pour syrup onto the biscuits enhansing the experience of teatime.

mercredi 27 janvier 2016

Présentations suggérées 3 | Louis Gagnon

Vous en avez assez des emballages standardisés par une pensée uniforme de ce qui doit être et ne pas être? Vous en avez assez des tablettes de nos épiceries où la créativité a désertée pour laisser place à l’ennui, l’uniformité et la pensée unique.

Ici à Packaging UQAM, on pense que les emballages pourraient être tellement plus sympathiques et on vous propose une réflexion sur ce que ça pourrait avoir l’air. En une semaine, les étudiants avaient à revoir le design d’une boite de conserve. La contrainte : présenter le produit autrement et surtout en prenant pour acquis l’intelligence de l’usager.Voici les propositions faites par les étudiants de mon cours d'emballage à l'UQAM.
photographies : Louis Gagnon

Tired of standardized packages an one track minded uniform design inspired by god knows whom criterias? Tired of our grocery store shelves where creativity has deserted to make room for boredom, uniformity and unique thought.

At Packaging UQAM, we believe that the packaging could be so much more friendly and we offer a reflection on what it might look like. In one week, the students had to review the design of a can. The constraint: present the product differently by assuming the intelligence of the user. Here are the projects designed in my packaging design class at UQAM

Présentations suggérées 2 | Sylvain Allard

Vous en avez assez des emballages standardisés par une pensée uniforme de ce qui doit être et ne pas être? Vous en avez assez des tablettes de nos épiceries où la créativité a désertée pour laisser place à l’ennui, l’uniformité et la pensée unique.

Ici à Packaging UQAM, on pense que les emballages pourraient être tellement plus sympathiques et on vous propose une réflexion sur ce que ça pourrait avoir l’air. En une semaine, les étudiants avaient à revoir le design d’une boite de conserve. La contrainte : présenter le produit autrement et surtout en prenant pour acquis l’intelligence de l’usager.Voici les propositions faites par les étudiants de mon cours d'emballage à l'UQAM. photographies : Clara Jorisch et Noé St-Onge
Jean-Philippe Dubé

Camille Bégin
Sierra Lefrançois
Camille Ouellet-Morissette
Léa Priou
Céline Kouassi-Goly
Émie Benoît
Tired of standardized packages an one track minded uniform design inspired by god knows whom criterias? Tired of our grocery store shelves where creativity has deserted to make room for boredom, uniformity and unique thought.

At Packaging UQAM, we believe that the packaging could be so much more friendly and we offer a reflection on what it might look like. In one week, the students had to review the design of a can. The constraint: present the product differently by assuming the intelligence of the user. Here are the projects designed in my packaging design class at UQAM

Evi-Jane Molloy
Jennylie Harel
Clara Jorisch

mardi 26 janvier 2016

Présentations suggérées 1 | Sylvain Allard

Vous en avez assez des emballages standardisés par une pensée uniforme de ce qui doit être et ne pas être? Vous en avez assez des tablettes de nos épiceries où la créativité a désertée pour laisser place à l’ennui, l’uniformité et la pensée unique.

Ici à Packaging UQAM, on pense que les emballages pourraient être tellement plus sympathiques et on vous propose une réflexion sur ce que ça pourrait avoir l’air. En une semaine, les étudiants avaient à revoir le design d’une boite de conserve. La contrainte : présenter le produit autrement et surtout en prenant pour acquis l’intelligence de l’usager.Voici les propositions faites par les étudiants de mon cours d'emballage à l'UQAM. (photographies : Mathilde Noblet)
Dang Khoa Vo
Laurie-Jane Cloutier-Gagnon
Guillaume Bechon
Amélie Lehoux
Tired of standardized packages an one track minded uniform design inspired by god knows whom criterias? Tired of our grocery store shelves where creativity has deserted to make room for boredom, uniformity and unique thought.

At Packaging UQAM, we believe that the packaging could be so much more friendly and we offer a reflection on what it might look like. In one week, the students had to review the design of a can. The constraint: present the product differently by assuming the intelligence of the user. Here are the projects designed in my packaging design class at UQAM

Alice Demée
Camille Charbonneau
Tyran Trieu
Mathilde Noblet
Andréanne Morissette
Anne-Marie Poirier
Maïa Faddoul
Julia Gonzales-Roy

lundi 25 janvier 2016

Cocktail Météo | Yann Carrière

Cocktail météo, c’est l’assemblage du cidre de glace et du cidre de feu réunis dans une bouteille de dégustation siamoise. L’ensemble permet de déguster deux produits dont la base est la pomme, mais dont les techniques de production sont complètement différentes.
Cocktail Météo is a tasting kit of ice cider and «fire» cider gathered in a siamese double bottle. All can enjoy two products whose base is the apple, but whose production techniques are completely different.

Le Scrabble revu | Sophie Apkarian | Intuit-Lab

Voici un joli coffret de Scrabble développé par mon étudiante en échange de l’Intuit-Lab l’année dernière à l’UQAM. On y reconnait bien chacune des composantes traditionnelles, mais les matières choisies ici lui donnent soudainement un aspect chaleureux et actuel. J’aime particulièrement la planche de jeu où chacune des cases est enfoncée et permet de tenir en place les lettres placées.
Here's a nice Scrabble box developed by Intuit-Lab exchange student at UQAM last year. Although we recognize there each traditional components of the game, the materials and colors chosen give it a warm and trendy appearance. I especially like the game board where each letter space is ingraved into the wood and hold well the placed letters.

lundi 18 janvier 2016

Eau d'érable | Rachel Gagnard

Vendre le Québec, pour mon étudiante française de l'Intuit-Lab en échange à l'automne dernier, c'était créer un contenant pour l'eau d'érable sucrée et délicieuse. Les petits berlingots évoquent la forme de l'arbre et habillent les sachets à boire avec un ton très rustique et actuel à la fois.
Selling Quebec, for my French student from Intuit-Lab last fall, was to create a packaging for the sweet and delicious maple sap. The small cartons boxes evoke the shape of the tree and cover the plastic pouch with a very rustic and trendy tone.

vendredi 15 janvier 2016

L’usager au cœur du design d’emballages | Sylvain Allard

Par leur omniprésence dans tous nos gestes du quotidien, les emballages ont un impact non négligeable sur la vie des utilisateurs. Ils sont aussi souvent l’unique porte-parole d’un produit et ont, plus qu’on le croit, un impact déterminant sur l’expérience globale du client. Contrairement à ce que pourraient nous laisser croire certains produits sur nos linéaires, les emballages peuvent être beaucoup plus que de simples contenants sur lesquels on a apposé des marques.

Si leur fonction de base consiste à assurer le transport et la protection des denrées du producteur X vers le consommateur Y, le rôle des emballages est loin de s’arrêter là. Concevoir un bon emballage est un défi de design complexe puisqu’il doit répondre à des attentes multiples et distinctes. Le producteur voudra que le produit soit livré rapidement selon des critères optimaux de préservation et de coûts. Le commerçant espère qu’il saura rapidement se démarquer sur le linéaire et générer une vente. Ultimement, le client désirera obtenir un service maximal à un prix minimal. Mais l’achat est-il la fin de l’histoire?
Design : Alan Pivovar / UQAM

À mon avis, c’est au moment de la vente que commence la véritable relation entre le produit, l’emballage et l’utilisateur. Si je peux me permettre cette analogie avec les relations humaines, après la séduction et les promesses, il y aura la véritable expérience. C’est à ce moment que va se construire, ou non, une relation solide et durable. Après l’achat l’emballage devra accompagner le produit, et ce, jusqu’à sa fin de sa vie utile. Tout comme pour l’achat d’une voiture, ou d’un appareil électronique, la qualité de l’expérience après vente est fondamentale et déterminante. Dans le cas des emballages alimentaires, c’est une période cruciale où l’emballage agit comme unique interface entre le produit et l’utilisateur. D’où l’importance de ne pas le prendre à la légère.

Lorsque le client quitte l’espace commercial et retourne à la maison, un véritable dialogue s’engage entre le produit et l’usager grâce à l’emballage. Que l’acte d’achat ait été conditionné par une allégation, une promesse ou simplement un prix, c’est après la vente que commencera la véritable mesure de l’expérience de l’usager.

Par l’information qu’il transmet, par les images qu’il utilise et par les allégations qu’il communique, l’emballage fait implicitement un certain nombre de promesses. La qualité de l’expérience client se mesurera par l’écart plus ou moins grand entre ces promesses et l’expérience réelle. Une productrice de biscuits dont les emballages étaient magnifiques m’avait un jour fait cette réflexion marquante: « un bel emballage ne peut qu’assurer la première vente et s’il y a trop d’écart entre la promesse et l’expérience réelle, l’histoire de séduction prendra fin. »

Outre la promesse qualitative ou quantitative de l’emballage, l’expérience de l’usager sera jalonnée d’une multitude de petits services liés à l’accès au produit. Une fois arrivé à destination, ces petites attentions contribueront ou non à la qualité de vie de l’usager et influenceront sa perception du produit. Dans une approche globale et durable du commerce, la qualité du service est un élément fondamental du dialogue avec le client. On ne doit pas oublier qu’à travers le temps, les emballages ont progressivement remplacé le vendeur et ont pris en charge un grand nombre de fonctions essentielles. La vente d’un produit est d’abord une activité humaine. À lui seul, l’emballage aujourd’hui doit séduire, informer, convaincre et même assister le client dans la transaction à la caisse, mais puisque l’emballage est souvent indissociable du produit, il devra aussi continuer à l’accompagner après l’achat.

Concevoir un emballage pertinent, c’est d’abord répondre adéquatement à un besoin par un service adapté. En design, il faut d’abord avoir clairement identifié un problème pour pouvoir proposer une solution adéquate. Les problématiques liées à l’utilisation des emballages sont innombrables et lorsqu’on y ajoute les paramètres des clientèles spécifiques on peut rapidement détecter où sont les irritants et surtout trouver comment les résoudre. Combien d’emballages sont difficiles d’accès, voire même dangereux à ouvrir ? Encore très peu d’emballages tiennent compte des problématiques d’ergonomie spécifiques à leur clientèle. Pensons entre autres à la clientèle croissante des personnes plus âgées, en tenons-nous suffisamment compte?

Outre sa fonction primaire, l’emballage peut aider à servir une portion ou donner une mesure. La simple préhension d’un contenant et son rapport avec l’utilisateur est en soi une problématique intéressante. Un bon emballage c’est aussi celui qui se range bien et qui est compatible avec les standards de rangement des armoires et des réfrigérateurs. Toutes les étapes de manipulation sont à considérer pour offrir un service complet et optimal. Outre les aspects mécaniques liés à la manipulation, la technologie peut aussi s’avérer une valeur ajoutée incontournable dans l’expérience client. Les marqueurs permettant de mieux informer le consommateur sur l’état du produit et sur les variations de température qu’il a subies en amont de la vente en sont un bon exemple.

Les emballages sont composés d’une série de stimuli visuels, haptiques, mécaniques, et olfactifs qui se succèdent jusqu’à l’accès au produit. L’ouverture d’un emballage pour accéder au produit est la plupart du temps un geste émotif et donc un moment crucial pour une interaction plus inclusive et participative. Se nourrir est certes un besoin essentiel et vital, mais outre le besoin physiologique, il ne faut pas oublier le pur plaisir des sens. Chaque type de contenant propose un certain rituel d’utilisation et par la même occasion offre la possibilité d’impliquer l’usager dans une expérience plus large que la stricte consommation du produit. Parfois l’emballage pourra proposer un service complémentaire ou un deuxième usage, valorisant ainsi une optimisation de la matière en transmettra du coup une valeur écologique. Parfois, l’emballage pourrait proposer une expérience ludique complémentaire, parfois une surprise, une interaction ou même un jeu. Dans une société comme le Québec où le rire est une institution, n’est-il pas surprenant qu’on soit aussi stoïques avec nos produits?

Concevoir un emballage alimentaire c’est aussi organiser de l’information de façon claire et transparente. C’est un défi de taille avec toutes ces informations légales que sont les tableaux nutritionnels, les ingrédients, les allégations ; biologiques, santé, sans gluten, avec oméga 3, etc. La surface de l’emballage est un espace de plus en plus optimisé, maximisé, surchargé de contenu visuel. La marque elle-même est de plus en plus en compétition avec son propre discours et se fond dans un environnement graphique chaotique et illisible. Il y a à cet effet un certain paradoxe entre la volonté d’établir des marques fortes et l’espace réel qu’on leur accorde. S’il s’agit d’un marché bilingue comme le Canada, la surface est divisée par deux et l’espace pour établir une communication forte est minime.

Cela dit, le simple fait d’inclure l’information légale est-il suffisant ? L’information doit avant tout être visible, lisible et idéalement compréhensible. On peut se contenter de fournir l’information obligatoire certes, mais on peut aussi instruire l’utilisateur et mieux l’informer sur le produit. La qualité du design de l’information est essentielle pour atteindre une communication optimale. Organiser de l’information en fonction d’un trajet visuel, prioriser l’information et structurer le contenu est une problématique en soi qui doit être mis entre les mains de designers graphiques compétents. C’est une question d’attitude face à la clientèle : mettre l’information parce que c’est obligatoire ou bien communiquer avec les utilisateurs. À mon avis, le client d’aujourd’hui est mieux informé et de plus en plus à la recherche de vérité. Par conséquent, le mensonge par omission est très risqué. C’est une question éthique et morale face à notre perception du commerce et face à notre client.

En fait, la meilleure façon de créer un bon emballage consiste peut-être plus à le concevoir pour un usager que pour un consommateur. Si le consommateur achète l’emballage, l’usager lui, l’utilise. Si le consommateur est une statistique, l’usager est un individu. Cette distinction marque une différence d’attitude déterminante dans l’élaboration d’un dialogue commercial durable avec le client. Elle tient compte d’un processus dans lequel la vente n’est pas une finalité, mais un des aspects de l’expérience globale. Celle-ci incluant l’achat, l’utilisation et la disposition du produit et de son emballage. Trop d’emballages ne sont conçus qu’exclusivement en fonction des besoins du producteur et au détriment de ceux de l’usager.

En déplaçant la lorgnette vers l’usager, on peut apprendre énormément de choses sur ses besoins, ses attentes et ses rituels. Pour l’usager, l’emballage est un outil pour faciliter l’accès au produit et à toute l’information qui s’y rattache. La qualité de son expérience avec l’emballage sera déterminante pour sa fidélité avec le produit. Mettre l’usager au centre de la démarche de création d’un emballage c’est de prioriser et faciliter l’accès sécuritaire et fonctionnel au produit. C’est aussi articuler une communication claire, intéressante, lisible, accessible et simple.

Faire un bon emballage, ne signifie donc pas simplement d'ajouter une «belle robe graphique» réduisant ainsi le design à une fonction décorative. Il s’agit de créer un objet utilitaire et communicant capable d’accompagner l’usager dans l’utilisation du produit avec un maximum de plaisir et un minimum d’inconvénient.

Sylvain Allard
Professeur
UQAM


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jeudi 14 janvier 2016

Les sous-bois du Québec | Claude Walsh

J'ai la chance de côtoyer des étudiants et étudiantes qui ont un talent extraordinaire et qui aiment ce qu'ils font. Claude Walsh fait partie de celles-là. À l'automne dernier, elle explorait la richesse mycologique des sous-bois du Québec en proposant un ensemble de dégustations des trois de nos champignons les plus populaires. Le boitier est fabriqué à partir de pulpe de papier recyclé à laquelle on a ajouté des particules sèches récoltées dans la forêt. (feuilles, samares, etc.)
I have that privilege of meeting students who have extraordinary talent and love what they do. Claude Walsh is one of them. Last fall, she explored mycological richness of Quebec undergrowth by proposing a set of tasting of three of our most popular mushrooms. The package is manufactured from recycled paper pulp to which was added dry particles collected in the forest. (leaves, Samaras, etc.)